12.12.2007
Bunker 84
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Une petite biographie de Bunker 84 par Laurent, parolier et chanteur du groupe:
Méru, Une petite ville de Picardie à la charnière de l'Ile de France et de la Normandie orientale, une petite ville industrialisée où coexistent un centre ville pittoresque, des bois et des champs environnants, une grande zone pavillonnaire et une cité de tours et barres moyennes à fortes densité immigrée et aux taux record de délinquance.
C'est dans cette environnement que l'aventure a commencé durant l'année 1984, elle découlait d'une volonté de rompre avec l'ennui d'un monde bourgeois qui ne proposait aucune alternative à de jeunes rebelles issus de la classe ouvrière, classe broyée depuis des décennies dans les rouages d'une consommation à outrance.
Les premières fondations de l'édifice furent mises en place par l'envie de copains d'enfance de crier leur rage, leur révolte et de promouvoir un changement à ce monde gris et terne, au sein d'une formation musicale et radicale.
Le nom de GUERILLA URBAINE fut d'abord choisi, il ne survécut pas longtemps et celui de BUNKER 84 fut vite préféré. La seule et unique composition du groupe pendants ces quelques années d'existence fut :
- Jano à la guitare, principal compositeur de morceaux
- Les deux frères, Eddy à la basse et Jean-Christophe à la batterie
- Laurent aux vocaux, auteur et responsable des textes
Au début, les premières chansons s'inspiraient de la scène "Chaos Production" du Punk des eighties et du mouvement Oi britanique. Les textes engagés cotoyaient des tranches de vie de jeunes prolos, chansons festives à consonnance sexuelle et éthylique avec des revendications politiques dans une optique européenne et socialiste.
Le premier concert fut donné à Beauvais avec de jeunes groupes Punk de la région et de Paris en cette fin d'année 84. Ensuite, quelques concerts furent effectués dans l'Oise et dans l'agglomération Méruvienne. Nous commencions à nous faire un nom dans le milieu rock régional. Le groupe connut un ralentissement forcé à cause du service nationale mais tous travaillèrent de leur côté. Après cette pause, nous fûmes sélectionnés pour nous produire au tremplin rock de Mouy (60) organisé par la rouge MJC (Maison de la jeunesse et de la culture), pendant l'hiver 86. D'ailleurs, nous répétions dans un local prété par la MJC de Méru. Lors de notre présentation, les organisateurs se rendirent compte de la teneur de nos textes et, pour couronner le tout, nous cloturions notre set en rang serré par un bras tendu provocateur. Quelques petites rixes eurent lieu avec le public lambda et le Méru-Korps présent en nombre. Comme de bien entendu nous n'avions pas remporté ce jour-là le premier prix.
Quelques semaines plus tard, un courrier nous apprenait que nous étions exclus de toutes les MJC de France et interdis de toutes manifestations.
Après l'envoi à R.E. d'une cassette audio enregistrée en répétition, il nous proposa de signer pour la mise en boite de 5 morceaux au cours de l'an 87.
De cette rencontre naquit durant 1988 :
- Le 45 T "Vieux continent", chanson pro-européenne axée sur le combat NS
- La participation à la compilation "Debout! Vol. 1"
- "Notre combat", album provocateur par plusieurs titres "nostalgico-romantiques" mais teinté d'un certain humour noir et soucieux de briser les tabous cinquantenaires d'après-guerre
- Le second 45 T "Victime des démocraties" sur l'assassinat de Hess dans sa prison et une nouvelle apparition sur "Debout! Vol. 2".
Pendant cette année prolifique pour Bunker, nous prenions part à un concert près de Dreux avec Légion 88, concert où chaque combo joua toute la nuit devant un public furieux et déchainé.
Quelques mois suivant, nous donnions un set mémorable à Bruxelles en compagnie de Fight Action et de No Remorse au milieu d'une audience venue de toute l'Europe. Début 89, le dique "Liberté" fut mis en vente. Moumou, membre actif et gargantuesque du Méru-Korps, contribua à l'élaboration du titre "Le paria" en soufflant quelques notes de saxo et en donnant le meilleur de lui-même sur tous les choeurs de ce nouvel opus. Ce nouveau méfait au ton plus social que le précedent disposa d'une meilleur production mais accoucha d'une pochette hideuse.
1989 fut la fin de l'aventure. En effet, Jano et Jean-Christophe choisirent le moment précédent un festival où nous devion nous produire à londres au cours de l'été avec Skrewdriver et tous les groupes phares de l'époque, pour quitter le groupe. Ils avaient tout simplement envie de passer à autre chose et de jouer dans une formation Rock plus conventionnel. Ils avaient fait le choix de ne pas suivre l'engagement de plus en plus poussé de Bunker au sein du parti de Cornilleau. Eddy et moi-même décidions de rechercher de nouveaux membres jusqu'à ce qu'une histoire stupide exploitée par la police politique, j'entends les R.G., me sépara du Méru-Korps. Cette brouille entérina la mort de Bunker et se prolongea même jusqu'en 1992.
Une petite mise au point s'impose.
Bunker 84 n'a jamais été comme certains pourraient le croire une bande de mythos et de nostalgiques sclérosés dans un passé révolu. L'engagement NS n'était conduit que dans un souci de construire l'avenir, de faire évoluer le mouvement nationaliste "de papa" dans une voie vraiment révolutionnaire et socialiste. D'ailleurs nous étions tous fils et petit-fil d'ouvriers, un milieu où l'éveil social est important. Nous étions sensibles à tous les essais vraiment anti-libéraux de notre famille de pensée.
L'aristocratie du mérite mélée à un pur sentiment anti-capitaliste, une volonté d'une révolution sociale et une préservation des ethnies européennes étaient le moteur de notre évolution politique à l'intéririeur du Méru-Korps et de Bunker 84.
Aujourd'hui à l'entrée de ce troisième millénaire du calendrier Judéo-Chrétien, je peux me définir comme NR et europaïen, en fait plus régionaliste que réellement nationaliste.
J'espère que vous prendrez plaisir à l'écoute de cette discographie complète, qui vous plongera dans un univers de fureur guerrière à l'encontre d'un monde cosmopolite à l'extrème, d'un capitalisme nauséabond et destructeur de nos racines.
Vous y découvrirez des inédits issus d'une démo-répétition de 1985 qui sont le reflet du groupe d'alors, un peu plus sauvage et naïf que par la suite, ainsi qu'une version différente de "France" et de "Jeunes loups" de la même période.
Par ce "Kombat d'hier et de demain", je salue tous les guerriers païens de l'ordre futur. Que nos anciennes divinités des batailles terrassent le dieux jaloux du désert.
La plus mauvaise voie que l'on puisse choisir, c'est de n'en choisir aucune. (Frederic Le Grand)
Laurent K. le 11 février 2000
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